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Bureau / vestiaires


Où placer le bureau dans la ferme ?

Le bureau de l’exploitation agricole est de plus en plus un endroit à vivre, car l’exploitant y passe un temps grandissant. Sa localisation doit permettre un accès très facile venant du corps de ferme. Si le bureau ne peut se trouver dans la maison elle-même, on cherchera à le placer dans la zone de circulation la plus courante entre l’entrée dans la ferme, la maison et le bâtiment agricole où vous travaillez le plus. C’est dans cette zone qu’il y aura le plus de passages.
Une entrée directe de l’extérieur est primordiale car elle permet de ne pas « troubler » l’espace privé de l’exploitant et de recevoir une personne comme le salarié, le commercial et autre…
Pensez à la vue du poste de travail directement sur l’entrée dans l’exploitation voire sur la cour où ont lieu les aller-venus.
Choisissez une pièce d’au moins 15 m2 si vous comptez y recevoir.
Autre aspect : éloigner la pièce des sources de bruit qui risquent de troubler le calme de cet espace de travail qui demande de la concentration.


Un espace de travail accueillant

Point névralgique de la conduite de l’exploitation, le bureau ou l’espace papiers doit être accueillant pour celui ou celle voire ceux qui y interviennent souvent. Un bon aménagement de cet espace permet de travailler dans de meilleures conditions d’efficacité et de confort.

Le volume de la pièce, ou de l’espace papiers si vous ne pouvez pas en faire une pièce à part, permet de contenir 3 zones distinctes :
La zone de travail où vous vous installez pour accéder aux documents utiles et traiter les informations : elle comporte le plan de travail et les meubles de classement des dossiers d’utilisation courante qui sont nécessairement à proximité.
Si vous êtes amenés à travailler à plusieurs régulièrement dans ce même bureau au même moment, un plan de travail doit exister pour chacun. La surface disponible pour disposer les documents utiles est d’environ 50 cm de profondeur et 120 cm de largeur. Cette surface sera libérée chaque fois que vous stopper le traitement d’un dossier lequel sera fermé et mis en bonne place pour être facilement repris le moment venu.
La zone de circulation qui permet les déplacements d’autres personnes sans obliger celle qui est déjà assise à s’interrompre pour laisser passer. Dans même, il vaut mieux ne pas avoir à contourner de prés des coins de meubles.
La zone pour recevoir toute personne extérieure qui vient pour l’activité de l’exploitation. Souvent cette zone n’existe pas, et c’est dans l’espace privé qu’a lieu l’entretien ce qui impose à la famille cette intrusion. Pour recevoir un fournisseur, un prestataire de service, votre assureur ou votre comptable, il est recommandé qu’il puisse trouver une surface où déposer ses documents sans obliger de déplacer les vôtres. Couramment cette zone pour recevoir se situe de l’autre côté d’un plan de travail qui fera alors 80 cm de large.



Un plan de travail organisé : jouez sur la proximité

Un bureau rangé, c’est agréable et cela fait gagner du temps.
Disposez l’essentiel à portée de main et évitez de tout poser sur le plan de travail. Prévoyez ainsi quelques stylos dans un pot à crayons papiers (un seul crayon à papier, un seul stylo de chaque couleur, un surligneur, la gomme et l’agrafeuse). Tous les autres stylos doivent idéalement se situer dans la réserve de fournitures. Ayez à portée de main le téléphone, de préférence sur votre gauche si vous êtes droitier, de façon à prendre des notes pendant les communications sans attraper un torticolis. Disposez sur un coin du bureau des panières qui vous permettront d’entreposer des papiers (factures à payer, courrier à classer), et notamment le cahier de téléphone, outil indispensable pour enregistrer en allant les appels reçus et effectués par vous-même ou vos proches. Les outils bureautiques, fax et ordinateur, peuvent éventuellement reposer sur le bureau lui même à condition que celui-ci dispose d’un très grand plan de travail (bureau à retour). Si ce n’est pas le cas, aménager un « coin » bureautique spécifique sur une table ou petit meuble annexe. Enfin respectez la maxime « Chaque chose a une place et chaque chose à sa place ». Et pour ne pas vous laisser envahir, prenez quelques minutes chaque jour pour libérer le plan de travail.


ODans quoi classer et ranger les dossiers ?

Une fois triés, et l’inutile supprimé , les documents de l’exploitation deviennent d’autant plus accessibles qu’ils sont rangés dans des supports adaptés. Classeurs, protège-documents, pochettes, dossiers suspendus, chemises … comment choisir ?

Il s’agit d’adapter le contenu au contenant : 3 critères de base sont à prendre en compte pour cerner votre besoin :

La fréquence d’utilisation des documents : le support de classement devra être d’autant plus solide à l’ouverture et à la fermeture qu’il sera utilisé souvent. Il faut exclure les « boîtes à archives » pour les dossiers courants. Choisissez un support rigide, que vous aurez plaisir à prendre en main.
Le volume effectif de papiers du dossier : Toutes les fois où c’est possible et souhaitable, ne vous retenez pas pour regrouper les feuilles de contenu équivalent dans une sous-chemise , voire à l’intérieur d’un onglet de classeur. Choisissez une chemise, un dossier, voire un classeur qui permette de contenir facilement le volume de feuilles en question sans être trop volumineux... Les dossiers s’épaississent : n’hésitez pas à subdiviser le dossier pour que le support reste adapté, ou à changer de support pour un plus gros volume. Souvent aussi, la partie la plus ancienne est à placer aux archives, voire à éliminer.
Les documents doivent-ils être gardés dans un ordre précis ? Si c’est le cas, le classeur est la première piste à envisager car il permet de maintenir toutes les feuilles « volantes » dans un ordre précis imposé , de regrouper des documents dont le format est très varié ( bon de commande, tickets, feuilles A4, factures, …), et bien sûr les intercalaires assurent des subdivisions stables.

Un coin réunion, un espace pour recevoir dans son bureau

Le bureau doit aussi être pensé pour recevoir des personnes extérieures à l’exploitation. Pour cela il est nécessaire de bien séparer le coté privé du coté professionnel.
Quelques conseils adapté à cette situation :
Prévoir une table d’accueil dans le bureau pour pouvoir être « à l’aise » et ne pas être gêner par les papiers sur le bureau.
Le lieu doit être convivial, donc chauffé et bien éclairé. Prévoir des fauteuils confortables et le coin café.
L’espace doit être assez grand, environ 12 à 15 m², ce qui laisse la place pour circuler et travailler.
Enfin, le visiteur doit retenir une bonne impression de sa visite, pour cela il faut que l’aspect visuel du bureau soit bonne. Un bon accueil avec le coin réunion fait parti de cet aspect.


Piéces détachées

L’atelier de réparation agricole

Configuration générale :
L’atelier doit être d’un accès facile afin de limiter les manœuvres lors de l’entrée du matériel et assez vaste pour pouvoir circuler facilement entre chaque poste de travail.
Les portes d’accès doivent correspondre aux outils les plus larges.
Le sol sera de préférence bétonné et lisse, pour caler en sécurité le matériel et faciliter le nettoyage.

Eclairage :
Privilégiez l’éclairage naturel (tôles translucides en toiture, baies vitrées en façade) ; pour l’éclairage artificiel, 10 Watts par m2 sont nécessaires (éviter les zones d’ombre).
Apportez un éclairage local avec des néons doubles étanches au dessus de chaque poste de travail : perceuse, meuleuse, établi …
Choisissez une peinture claire sur les murs : elle améliore de façon sensible l’efficacité de l’éclairage.
Pour l’éclairage mobile : privilégiez les baladeuses mobiles en basse tension (24V, IP 45)

Installation électrique :
Un tableau électrique étanche (IP 44) propre à l’atelier permettra l’alimentation de chaque machine. Ce tableau sera muni d’un arrêt de coupure général bien visible et accessible ainsi que d’un ou plusieurs disjoncteurs ou interrupteurs différentiels haute sensibilité (30 mA) coupant instantanément l’alimentation en cas de contact direct ou indirect avec une pièce sous tension.



Energie pneumatique :

Prévoyez un réseau d’air comprimé avec des prises à raccord rapide à chaque point stratégiques de l’atelier (établi, aire de lavage du matériel, zone de démontage du matériel ….).
Placez le compresseur en dehors de l’atelier afin de limiter le bruit.

Manutention :
Prévoyez des moyens de manutention et de calage adaptés pour intervenir sur le matériel : chèvre hydraulique, palan, chariots roulants pour les huiles et graisses, cric rouleur ou cric bouteille (en précisant leur capacité de levage), chandelles…

Les travaux par point chaud :
Prévoyez une zone réservée aux travaux par points chauds (soudage, découpe au chalumeau, meulage), éloignée de matières inflammables : huiles, graisses, charge des batteries.

Séparez les réserves de carburant de l’huile, chacune en un endroit propre et sain, à l’abri des chocs, des intempéries et de toute source de chaleur.

Afin de limiter les risques de coup d’arc, disposez un rideau mobile permettant d’isoler le soudeur du reste de l’atelier.
Attention prévoyez une ventilation efficace de la zone pour évacuer les fumées de soudages nocives (monoxyde de carbone, Ozone, Plomb, oxydes d’azote).

L’établi :
Equipez l’établi en façade de prises électriques de différentes tensions (220V, 380V et 24V) et d’une arrivée d’air comprimée. L’établi doit être adapté en hauteur : les travaux de précision sont facilités avec un plan de travail relativement haut. Une servante permettra d’avoir à porter de main les principaux outils lors d’une intervention sur un engin.


Risque incendie :
Installez un extincteur à poudre polyvalente pour les incendies de papier, bois, cartons, corps gras ou hydrocarbure et un extincteur au CO2 (dioxyde de carbone) pour les feux d’origine électrique (Attention : vérification annuelle).

Placez également une trousse de secours correctement fournie et un lavabo muni d’eau à température réglable pour une hygiène correcte et des soins efficaces en cas d’accident.

Pour plus renseignements, n’hésitez pas à contacter les conseillers en prévention de la MSA de Picardie :
Site de l’Aisne : 03 23 23 68 75
Site de la Somme : 03 22 82 62 96
Site de l’Oise : 03 44 06 80 85

Vous pouvez également consulter nos documents Santé et Sécurité en ligne en cliquant sur ce lien.



L’analyse des risques et le document unique
Depuis 1991, les employeurs de main d’œuvre ont l’obligation de veiller à la sécurité de leurs salariés et mettre à disposition les moyens matériels pour atteindre les objectifs de la réglementation. Un décret de 2001renforce cette loi et rend obligatoire dans toutes les exploitations la rédaction du document unique dans lequel doivent être consignés les résultats de l’évaluation des risques pour la sante et la sécurité des travailleurs.
Les installations phytosanitaire (local de stockage, aire remplissage, phytobac,…) et ceux qui peuvent y être associés (aire de lavage, décanteur à terre, etc,…) n’échappent pas à cette analyse d’autant que les risques d’accident ou de contaminations sont importants mais peuvent être ainsi limités.



Création graphique : tri-angles.com

Avec la contribution financière du compte d'affectation spéciale "développement
agricole et rural" du Ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche