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Local phytosanitaire des consommables
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Produits phytosanitaire :
Le local de stockage des produits phytosanitaire peut être réalisé soit dans un bâtiment existant après différentes améliorations, soit dans un bâtiment créé spécifiquement dans le cadre d’une réorganisation du corps de ferme ou d’une délocalisation.
Bâtiment existant :
Les bâtiments anciens conviennent bien pour ce type d’usage s’ils sont aménagés : isolation, ventilation, étanchéité…
Veillez à :
• Localiser ces locaux au plus proche du puits de remplissage
• Associer au local de stockage un local technique qui servira de vestiaire
• Profiter des espaces disponibles pour réaliser un local volumineux qui autorise un rangement au sol.
• Installer des ouvertures dimensionnées au type de livraisons pratiquées (palettes en particulier)
• Apporter au bâtiment le moins de modifications possibles pour rendre discrète cette installation.
| Le stokage des produits phytosanitaires |
Les produits phytosanitaires sont considérés comme des produits dangereux et c’est la raison pour laquelle leur stockage est obligatoire.
Selon que l’on est employeur de main d’œuvre ou pas, les obligations réglementaires ne sont pas les mêmes mais le principe de stockage de ces produits dans un lieu dédié à cet usage exclusif est un fondement commun.
Les règles de construction sont les mêmes et la gestion des risques environnementaux et humains sont identiques quelles que soient la taille du stockage et la quantité stockée.
La situation dans l’exploitation :
Installez le local de stockage au plus prés de l’aire de remplissage pour faciliter le remplissage du pulvérisateur et les manipulations. Le local doit être accessible par les véhicules de livraison pour une livraison et un rangement plus faciles des conditionnements en palettes ou en gros emballages.
Le type de local :
La solution la plus simple réside à aménager un local dans un bâtiment qui ne trouve plus d’utilisation dans l’exploitation, ou qui par sa proximité avec l’aire de remplissage est tout désigné à cet usage. Dans un bâtiment trop grand, vous pouvez ainsi créer un compartiment indépendant, isolé des autres activités et qui aura des dimensions appropriées aux quantités de produits à stocker.
Ce type de choix est également possible dans le cadre d’une délocalisation du corps de ferme vers un hangar qui va être réaménagé.
Parfois la situation des bâtiments ou leurs utilisations ne permettent pas de profiter de cette possibilité d’aménagement. La construction en neuf est une solution adaptée qui doit à la fois répondre à :
• des préoccupations d’ergonomie dans le travail,
• des soucis de fonctionnalité,
• la possibilité d’évolution dans le temps
• l’intégration dans le bâti existant.
Une autre solution est la mise en place d’un local de stockage en container qui peut être soit une installation neuve, soit un container d’occasion de ré emploi mais dont l’intégration paysagère doit faire l’objet d’une attention particulière.
La construction
Les matériaux qui vont servir à créer ou aménager le local doivent absolument répondre à certaines exigences :
L’isolation contre le froid mais aussi contre la chaleur.
L’étanchéité pour pouvoir collecter les fuites accidentelles éventuelles ou empêcher des infiltrations venant de l’extérieur ou d’un bâtiment voisin.
La ventilation, qui doit être suffisante pour permettre le renouvellement de l’air dans le local.
Ne pas oublier que le local doit être fermé et inaccessible aux personnes étrangères à l’exploitation : la porte doit être fermée à clé ou mieux muni d’une serrure à codes d’accès !
Les dimensions
Un local ne doit pas, dans la mesure du possible, être limité en taille pour permettre un rangement le plus approprié. Le rangement sur étagères n’est pas une obligation mais une possibilité. Le stockage au sol est souvent mieux adapté aux emballages de gros volumes et nécessite moins d’effort pour leur manipulation.
Le rangement sur étagères est bien adapté aux emballages de petits volumes mais reste trop souvent une solution à un manque de place. Pour améliorer la sécurité mieux vaut limiter la hauteur des étagères.
Les équipements
Conçus comme des locaux « étanches », les stockages de produits phytosanitaires ne bénéficient pas d’un éclairage naturel suffisant. La mise en place d’un éclairage est un minimum à prévoir sachant que les normes électriques à respecter sont celles qui s’appliquent à n’importe quel autre bâtiment. Il faut veiller à un éclairage suffisant pour faciliter le travail.
Indispensable à la préparation de la bouillie, les équipements de pesée et de mesurage des volumes des produits à préparer doivent y être stockés.
Un balais, une pelle et de la matière absorbante viendront compléter cet équipement.
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Responsabilité pénale d’un stockage
Certains produits stockés sont soumis à une réglementation stricte qui définit les moyens à mettre en œuvre pour protéger des accidents environnementaux (carburants,…). D’autres produits sont moins visés et pourtant les risques sont tout aussi importants (engrais liquide, phytosanitaire,…).
La loi Barnier a amené le législateur à modifier le code pénal. Les pollutions, même accidentelles, sont considérées comme des délits qui ont un caractère pénal des lors que la loi estime que l’imprudence et la négligence sont des causes suffisantes.
La mise en sécurité est donc nécessaire quelque soit le produit stocké : en terme juridique, vous serez jugé sur les résultats et non sur les moyens. |
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| Stokage des hydrocarbures |
Le stockage des hydrocarbures est soumis à une réglementation spécifique à ce type de produit mais pas spécifique à l’agriculture. Cette réglementation, dont la dernière version est datée du 1er juillet 2004 ne concerne les installations privées et professionnelles. Au delà de 50 m3 pour le stockage aérien et à 250 m3 pour les stockages enterrés, le stockage relève de la réglementation sur les installations classées pour la protection de l’environnement.
Quel que soit le type de stockage retenu, les réservoirs doivent être aux normes de construction en cours qu’il s’agisse de cuves double ou simple paroi.
Il y a trois cas type de stockage : aériens, enterrés et dans des bâtiments.
Le stockage aérien comme tous les types de stockage, doit être en rétention ou en cuve double paroi. Respectez la distance suivante entre le bâtiment le plus proche et la ou les cuves : distance est proportionnelle à la capacité de stockage des cuves (1 mètre pour une cuve de 2500 à 6000 litres, 6 mètres pour une cuve de 6000 à 10000 litres,…).
Le stockage enterré est toujours possible s’il est réalisé avec une cuve simple ou double paroi renforcée dans une fosse bétonnée et accessible pour les visites de sécurité.
Le stockage dans les bâtiments est une solution qui permet de se couper des obligations de distance par rapport au bâtiment voisin mais ce bâtiment doit être spécifique et les matériaux de construction avoir une capacité coupe feux de 2 heures avec des ouvertures vers l’extérieur et une ventilation adaptée.
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| Stokage de l’engrais liquide |

Le stockage de l’engrais liquide à la ferme concerne essentiellement l’engrais azoté sous forme de solution dite azotée. Ce type de stockage est réglementé sur le plan :
Départemental : les stockages d’une capacité inferieure à 100 m 3 sont concernés par le règlement sanitaire départemental (RSD) qui peut dicter des règles particulières. Ces règles qui sont précisées dans certains RSD concernent les distances d’implantation des stockages par rapport à des routes, des habitations, des cours d’eau,… Il peut aussi rendre obligatoire la mise en rétention du stockage quel que soit le volume stocké.
National : cela concerne tous les stockages dont la capacité dépasse 100 m3.
• Si la capacité du stockage est comprise entre 100 et 500 m3, le stockage est une installation classée soumise à déclaration auprès de la préfecture,
• au-delà de 500 m3 le stockage est soumis à autorisation après une enquête publique. Dans les deux cas, des prescriptions particulières sont faites en matière de distance par rapport aux tiers, au cours d’eau, ct.
La mise en rétention des cuves de stockage est, bien entendu, obligatoire.
Type de stokage
Quel que soit le volume stocké la mise en rétention est indispensable dès que l’on prend en considération les risques environnementaux et les conséquences pénales lies à un accident de stockage.
Il existe aujourd’hui plusieurs solutions techniques pour le stockage de l’engrais liquide.
Le stockage en cuve métallique :
C’est la solution la plus traditionnelle qui utilise souvent des cuves de transport d’hydrocarbure ou de gaz liquéfié de réforme. Le contrôle de l’état général et l’entretien courant sont parfois difficiles. La mise en rétention de ces cuves est réalisée en béton, ce qui limite l’évolution dans le temps.
Dans cette catégorie, se retrouvent les cuves métalliques à double paroi qui sont plus souvent des cuves neuves spécifiques pour cet usage. Ces cuves doubles parois sont plus mobiles et peuvent davantage s’adapter aux évolutions dans le corps de ferme.
Le stockage en cuves « plastiques »
C’est le choix qui est souvent fait dans le cadre d’une rénovation ou d’une création d’installation. Il existe aujourd’hui deux types de cuve :
• Les cuves dites cuves souples : se présentent sous la forme de grosses outres dont la taille et la capacité sont réalisées sur mesure. Ces stockages s’inscrivent parfaitement dans des volontés de valorisation des bâtiments existants.
• Les cuves plastiques rigides en PEHD : sont utilisées depuis longtemps par l’industrie chimique. Ce sont souvent des cuves verticales dont la longévité des matériaux a été largement évaluée. Ce type de cuve existe aussi en version horizontale dans une présentation proche des cuves verticales. Les évolutions techniques de ces matériaux permettent aujourd’hui aux constructeurs de proposer des cuves de ce type avec une double paroi.
Choix de la rétention
La rétention est une forme d’auto assurance contre les fuites accidentelles de cuves, la responsabilité de l’agriculteur pouvant être mise en cause. L’objectif de la rétention est bien d’être efficace avant d’être réglementaire : vous serez jugé sur le résultat et non pas sur les moyens !
Selon le type de cuve qui sera utilisé, vous avez la possibilité d’adapter un type de rétention plutôt qu’un autre.
Pour les cuves double paroi, il n’y a pas de nécessité d’installer une rétention sauf si cela est exigé au travers du réglement local ou par un cahier des charges particulier (charte filière, zone de protection des eaux,….).
Pour tous les autres types de cuve les rétentions doivent avoir trois qualités :
Etre étanche à des produits corrosifs comme l’engrais liquide
Etre résistante à la poussée si elles sont amenées à collecter l’ensemble du stockage et ne pas se briser sous la pression et le poids du liquide
Etre capable de retenir un volume équivalant à la quantité stockée dans une cuve ou au minimum le volume équivalent à la plus grosse cuve s’il y en a plusieurs .
En terme de solution technique, la rétention en béton est la plus fréquente car elle peut s’adapter à tous les types de cuve : métallique, poche souple ou cuve PHED.
Pour assurer une bonne solidité de la construction, il est recommandé de réaliser la rétention avec des parpaings en béton banché voire de parpaings chainés. L’étanchéité de l’ensemble pourra être assurée par un enduit hydrofuge sur les murs et la dalle intérieur.
Ce type peut être avantageusement remplacé par des plaques de béton préfabriqué et étanches dans la masse. Ces plaques associées les unes aux autres permettent de réaliser une rétention de la taille souhaitée au moindre coût.
Un soin particulier devra être donné à la réalisation de la dalle et en particulier aux emplacements des pieds de cuves qui devront être renforcés pour que la dalle ne fissure pas à ces endroits et garde ainsi son étanchéité.
La rétention métallique ne peut être mise en place que pour un stockage à l’abri de la pluie. Les risques de corrosion de ce type de rétention sont importants et peuvent mettre en cause la longévité de l’installation.
Les rétentions sur bâche plastique ou liner sont parfaitement adaptées au stockage en cuve souple car elles sont elles aussi fabriquées sur mesures et par conséquent adaptables aux dimensions des bâtiments ou de la rétention disponible.
Par contre, ce type de rétention n’est pas utilisable pour des cuves rigides qui, avec la pression qu’exerce la cuve, peut provoquer des coupures qui détruisent la bâche. Dans le cas de l’installation dans un bâtiment, veillez absolument à ce que les dimensions de rétention soient parfaitement adaptées à celle de l’espace occupé par le stockage.
Cas particulier :
Une cuve souple et sa rétention en extérieur peut être installée en réalisant à même le sol une fosse qui aura une forme la plus proche possible de celle de la cuve souple. Le souci majeur de ce type d’installation est que la gestion et en particulier l’évacuation des eaux de pluie est très difficile notamment lorsque la cuve est peu remplie.
L’eau et l’engrais azote qui, par accident, tombe dans la rétention, favorisent le développement des algues et des champignons, sous l’effet de la lumière du jour et de la chaleur.
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