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Exploitation céréaliére avec bâtiment


Les exploitations agricoles céréalières disposent en général lorsqu’elles ne pratiquent pas l’élevage des bâtiments souvent sous utilisés voire pas utilisés. Cette situation est parfois l’occasion de repenser et réorganiser les activités au sein du corps de ferme. Le passé de ces exploitations est souvent marqué par l’élevage laitier ou à viande qui a été abandonné à l’occasion des plans de restructuration et a laissé libre des bâtiments volumineux alors destinés soit au stockage des fourrages soit à l’hébergement des animaux.



Limite de la réorganisation

Une des priorités qu’il ne faut pas négliger dans un cas de figure comme celui-ci est la préservation du caractère architectural du lieu en particulier pour les corps de ferme construits au 19ème siècle. Les matériaux utilises aujourd’hui ne se lient pas bien avec ces anciennes constructions. Il faut donc à chaque fois que cela est possible mettre les aménagements à l’ abri des regards et en particulier lorsque le corps de ferme est habité et représente une valeur patrimoniale pour les occupants.


Quels aménagements et ou les implanter ?

Le local phytosanitaire est sans aucun doute le plus facile à implanter dés que des bâtiments sont disponibles. La construction d’un compartiment phytosanitaire dans un bâtiment ne nécessité pas une construction lourde avec des murs « en dur » ou porteurs. La réalisation du local peut être faite avec des panneaux rigides isoles qui permettent de créer des cloisons solides, isolées et modulables (si nécessaires). Vous pouvez associer à cette construction un local technique qui pourra recevoir des équipements comme le nettoyeur haute pression ou les principales arrivées d’eau. Enfin afin de compléter l’organisation général du site le vestiaire peut être réalise à proximité afin d’y entreposer les équipements de protection individuels et les vêtements de travail.
L’aire de remplissage va déterminer le positionnement de l’ensemble des installations dans l’exploitation puisque c’est à sa proximité que sera implanté le local de stockage des phytosanitaire et les autres installations (vestiaire, local technique) .L’emplacement de l’aire de remplissage doit être choisi en tenant compte de :
L’intégration paysagère et la nuisance visuelle qu’elle peut occasionner
La circulation du matériel : L’accessibilité de tout le matériel est importante en particulier si l’aire de remplissage aura une fonction d’aire de lavage pour les outils et machines de l’exploitation

La circulation de l’eau pluviale de l’exploitation : l’aire de remplissage est une surface étanche qui va collecter des eaux de pluie qui devront être évacuées vers le réseau d’eau pluviale. Si le lavage du matériel est réalisé sur cette zone cet aspect est primordial car les volumes d’eau à évacuer seront conséquents.

Si le lavage du matériel est aussi réalisé sur l’aire de remplissage il est indispensable de veiller à un dimensionnement important de la dalle de béton ce qui rend encore plus pointu le choix de l’emplacement de cette installation qui devient alors mixte et polyvalente. La construction doit tenir compte de cet aspect dans le choix des matériaux de construction et en particulier leur solidité qui permettra de supporter des charges importantes à des périodes ou le climat fragilise les supports maçonnés.


Des aménagements complémentaires nécessaires

Si le projet intègre l’ensemble des équipements il faut aussi y ajouter deux autres qui sont indispensables à la sécurisation :
Le décanteur à terre équipé d’un système de déshuilage. Il permet de collecter la terre issue des lavages de matériels et grâce à un système de déshuilage, de bloquer les hydrocarbures qui pourraient être mêlés à ces eaux de lavage. Ce dispositif est installé entre l’aire de lavage et l’évacuation des eaux vers le pluvial.
Le système de traitement des effluents phytosanitaire qui permet de collecter et de traiter les eaux de lavage du pulvérisateur (effluents phytosanitaire) Le système le plus installe aujourd’hui est le phytobac qui est le plus facile à gérer par l’agriculteur et le plus « biologique » de tous les dispositifs reconnus par le ministère de l’écologie. Ce système qui peut selon les pratiques des agriculteurs être plus ou moins grand peut être implanté prés de l’aire de remplissage mais éventuellement à un autre endroit soit par manque de place soit pour rechercher des conditions d’exposition qui lui seraient plus favorable (exposition ensoleillée, zone « ventée», …)
Autant vous ne pouvez pas faire autrement que de relier l’aire de lavage au décanteur à terre puis au réseau d’évacuation des eaux, autant vous pouvez très bien envisager de mettre le système de traitement des effluents que ce soit un phytobac ou tout autre système à l’extérieur du corps de ferme (en dehors de la cour par un système de pompe de refoulement) ou bien plus éloigné grâce à des cuves de stockage sécurisées qui seront ensuite déplacées jusqu’au système de traitement.


Donner plus de polyvalence

Une réorganisation du fonctionnement ne doit pas se limiter au lavage remplissage du matériel et du pulvérisateur. Ce type d’installation peut être associé au stockage de l’engrais liquide et pourquoi pas le stockage du fioul. L’aire de remplissage est alors beaucoup plus polyvalente puisque le poste de remplissage en carburant, en engrais liquide est sécurisé.
Mais ce type de projet ne peux se réaliser que si vous disposez d’espace disponible. En au cas ce type d’organisation ne revêt un caractère indispensable, il faut saisir l’opportunité d’aller au bout de la réorganisation et de la sécurisation des installations.


Pas de solution standard !

Il n’y a pas de solution standard dans ce type d’exploitation et finalement la solution sera fonction des dimensions des corps de ferme, des volumes disponibles et des évolutions envisagées. Un point capital dans ce type projet reste l’intégration paysagère et le respect de l’existant. Cela est d’autant important que ces sites sont toujours habités et que le volet sécurité et exposition des personnes peut être un élément majeur sur les choix techniques de l’aménagement.




Création graphique : tri-angles.com

Avec la contribution financière du compte d'affectation spéciale "développement
agricole et rural" du Ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche