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Délocalisation du corps de ferme


L’évolution des exploitations et la demande immobilière amènent de nombreux agriculteurs à envisager une délocalisation de l’exploitation à l’extérieur du village.
Cette délocalisation se traduit le plus souvent par la construction d’un bâtiment dont la taille peut atteindre et dépasser 2000 m2 couverts ce qui revient à la taille d’un corps de ferme classique. Ces délocalisations se font souvent à l’image de celles déjà entreprise par des éleveurs dans le cadre de leurs mises aux normes et de la modernisation de leurs ateliers.
Ces constructions ont vocation à recevoir toutes les activités de l’exploitation : matériel, récoltes, engrais, phytosanitaire, semences, l’atelier, les pièces détachées, les carburants, les huiles, le vestiaire, le bureau,…
Il y a donc une nécessité évidente d’organiser ces activités en tenant compte de la prévention des risques sanitaires, qualitatifs et environnementaux. Ainsi certaines parties du bâtiment pourront regroupées des ateliers de production pour optimiser l’espace mais aussi les activités.


Exemple pratique

Le stockage des céréales pourra être implante prés du stockage du matériel sans que cela ne puisse laisser craindre des risques sanitaires ou qualitatifs .Par contre le stockage des produits phytosanitaire doit être éloigné des céréales ou des autres produits de récolte.
Ainsi vous pourrez optimiser les implantations dans le bâtiment en rapprochant le local phytosanitaire, le stockage des carburants et des huiles, le stockage de l’engrais liquide, le local technique, le vestiaire et éventuellement l’atelier de mécanique.
Cet ensemble pourra être proche de l’aire de remplissage et de lavage qui peut ainsi aussi être valorisé comme aire de remplissage de l’engrais liquide et des phytosanitaire et également pour faire le plein de carburant des matériels. Dans un cas de figure comme ce dernier, mettez à l’abri dans le bâtiment tout ce qui est vulnérable et nécessite d’être protégé, alors qu’à l’extérieur vous implanterez de préférence des équipements rustiques : l’aire de remplissage et de lavage, le décanteur à terre, le phytobac et le stockage d’eau qui peut aussi être une réserve incendie si nécessaire.


D’abord prévoir et imaginer

Le stockage des céréales pourra être implante prés du stockage du matériel sans que cela ne puisse laisser craindre des risques sanitaires ou qualitatifs .Par contre le stockage des produits phytosanitaire doit être éloigné des céréales ou des autres produits de récolte.
Ainsi vous pourrez optimiser les implantations dans le bâtiment en rapprochant le local phytosanitaire, le stockage des carburants et des huiles, le stockage de l’engrais liquide, le local technique, le vestiaire et éventuellement l’atelier de mécanique.
Cet ensemble pourra être proche de l’aire de remplissage et de lavage qui peut ainsi aussi être valorisé comme aire de remplissage de l’engrais liquide et des phytosanitaire et également pour faire le plein de carburant des matériels. Dans un cas de figure comme ce dernier, mettez à l’abri dans le bâtiment tout ce qui est vulnérable et nécessite d’être protégé, alors qu’à l’extérieur vous implanterez de préférence des équipements rustiques : l’aire de remplissage et de lavage, le décanteur à terre, le phytobac et le stockage d’eau qui peut aussi être une réserve incendie si nécessaire.


Les concepts innovants

Dans le même esprit les constructions actuelle reposent souvent sur des conceptions architecturales traditionnelles de bâtiments avec des toitures à deux pentes ce qui en élevage est sans doute une nécessité technique pour la réalisation des couloirs d’alimentation mais pour des projets sans élevage est irréfléchi car les zones les plus hautes des bâtiments sont des zones de manœuvre sous valorisées et pourtant les plus couteuses !
La conception de bâtiments à simple pente permet d’optimiser les surfaces en laissant les zones de manœuvre du matériel et des engins à l’extérieur.
Ces zones peuvent être spécifiquement aménagées pour cet usage. L’organisation du bâtiment est ainsi gérée en box et non comme une cour. Il devient alors plus facile d’organiser des secteurs à vocations spécifiques sans prendre le risque de voir des activités se chevaucher.


Améliorer l’intégration paysagère

L’amélioration de l'intégration paysagère n’est pas une priorité dans un projet mais c’est aussi une autre façon de prévoir le vieillissement du bâtiment comme c’est déjà le cas avec le choix des matériaux de construction. La « végétalisation  » du site est importante en particulier dans les régions ou les espaces sont ouverts .L’association d’arbres sous forme de haies, de bosquets ou d’arbres isolés suffit pour limiter la nuisance visuelle de constructions neuves.


Points à ne pas négliger lors de la conception :

Prévoir le passage sous les dalles de la construction pour les câblages électriques, l’eau, le téléphone et ne pas se limiter uniquement à ce qui est déjà prévu
Penser à l’éclairage du bâtiment et pas uniquement par des fenêtres de toiture mais peut être aussi par des hauts de mur en matériau translucides
Les portes d’accès du matériel mais également les portes de service
La mise en place d’un dispositif d’alarme pour les constructions isolées des zones


Création graphique : tri-angles.com

Avec la contribution financière du compte d'affectation spéciale "développement
agricole et rural" du Ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche